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06.11.2007

Volvo S40/V50

medium_115600i_1_.jpgNon sans plaisir !
Avec respectivement 4,47 m et 4,52 m de long, les Volvo S40 et V50 ne sont pas, à proprement parler, des berlines familiales très généreuses. 
 
Avec respectivement 4,47 m et 4,52 m de long, les Volvo S40 et V50 ne sont pas, à proprement parler, des berlines familiales très généreuses. Et pour cause, elles doivent leur plate-forme à la Ford Focus qui évolue... dans la catégorie inférieure. Par conséquent, on n'achète pas ces suédoises pour leur habitabilité, très juste aux places arrière, ni pour leurs côtés pratiques (peu de rangements) et encore moins pour leur capacité de chargement. Leur pouvoir d'attraction est ailleurs. D'abord dans leur élégance esthétique (notamment le break V50), mais surtout dans le plaisir qu'elles procurent au volant. Sur ce point, les deux scandinaves rappellent la philosophie d'une certaine BMW Série 3.

Du répondant sous le capot
Rigoureux, le comportement routier enchante, d'autant que la direction est un modèle de précision. Une efficacité qui n'est pas obtenue au détriment du confort, l'amortissement étant bien calibré.

Pour exploiter un tel châssis, Volvo a sorti la grosse cavalerie. En essence, les cinq-cylindres 2.4 de 140 ou 170 ch sont pleins de saveur mais malheureusement très rares. Comme souvent, le diesel l'emporte. Et là, trois choix sont possibles : le 1.6 D de 110 ch, le 2.0 D de 136 ch, d'origine Ford-PSA, et le D5 de 180 ch 100 % maison. Sur le marché, le 2.0 D est le plus présent, et se négocie à partir de 13 000 € avec plus de 100 000 km au compteur. Pour un kilométrage compris entre 60 000 et 80 000 km, comptez de 15 000 à 16 000 €.

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12.12.2006

Volvo V70

Née en 2000, cette version cent pour cent break fait la part belle au confort. Le Diesel D5 est à privilégier en occasion. 

medium_86332i_1_.jpgL'appellation V70, pour désigner le grand break Volvo, est apparue en 1996. A l'époque, la version 850 avait été débaptisée au profit de la S70, pour la berline, et de la V70, pour le break. Le modèle qui nous intéresse ici a été lancé en 2000. Ce break à part entière a été bâti sur le châssis de la grande berline S80. Grâce à sa longueur respectable de 4,71 m, il propose une soute arrière de bonne contenance. Le volume de coffre sous le cache-bagages est de 485 l, et le volume total, une fois la banquette rabattue, atteint 1 641 l. Il n'y a toutefois pas que les bagages qui sont à l'honneur dans ce break suédois. Les passagers disposent de sièges confortables et d'une certaine aisance grâce à la bonne habitabilité. Le mobilier intérieur de bon goût offre un dessin sobre de la planche de bord et des plastiques de bel aspect.

Pour conforter sa position en haut de gamme, le V70 présente un habitacle cossu, surtout dans sa finition Summum. Cependant, faire le choix du niveau Optimum assure déjà une dotation en rapport avec le standing du véhicule. Pour cette finition, il est préférable de se diriger vers un modèle postérieur à septembre 2002, date à laquelle un enrichissement de l'équipement a été opéré (lire encadré). Ainsi, une V70 Optimum était dotée en série, à cette époque, du contrôle de comportement DSTC (l'ESP Volvo), d'une radio CD avec commandes au volant, du détecteur de pluie et de barres de toit.

Côté mécanique, la V70 n'accepte que des moteurs à cinq cylindres, à essence comme en Diesel. Il est à noter une évolution importante pour le Diesel. Lors du lancement, le 2.5 D était un bloc d'origine Audi développant 140 ch. Ce moteur peut assumer le gabarit de l'auto bien qu'il manque toutefois un peu de discrétion. Depuis 2001, la V70 profite du moteur D5, le premier Diesel fabriqué par Volvo, avec cinq cylindres également, mais dont les prestations sont bien supérieures. Avec 163 ch, une bonne disponibilité à bas régime, une sonorité maîtrisée et des vibrations effacées, ce D5 rehausse l'agrément de la V70 diesel. Pour un budget d'environ 25 000 €, on accède aux offres de V70 D5 Optimum de 2002, bon compromis pour ceux qui recherchent un break taillé pour la famille et les voyages. Un budget supérieur - de l'ordre de 28 000 à 30 000 € - permettra d'accéder à des modèles plus récents et à moins fort kilométrage.

Pour ceux qui relèguent la performance au second plan, le 2.4 D est tout indiqué. Il s'agit en fait d'une version dégonflée à 130 ch du D5. S'il perd le brio de ce dernier modèle, ses prestations restent fort honorables, et il se montre discret à vitesse stabilisée. Tout comme le D5, sa consommation est maîtrisée à moins de 8 l aux 100 km en usage normal.

Côté motorisations à essence, le cinq-cylindres 2,4 l de 170 ch est une bonne mesure. La V70 peut cependant se faire plus puissante, voire méchante. Au lancement, sa version T5 de 250 ch avançait des performances de sportive. Mais c'est la version V70 R qui a enfoncé le clou avec ses 300 ch, son châssis aiguisé et sa transmission intégrale. Un cocktail explosif que peu de breaks peuvent revendiquer... mais il est aussi très rare sur le marché de l'occasion.
 
Bertrand Bellois Photos de Fabrice Dal'Secco 

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VOLVO S40/V50 La qualité, en réduction

Vous aimez les S80 et S60 mais vous les trouvez un brin trop chères ? Alors la dernière S40, un poil plus petite, déclinée aussi en break V50, vous conviendra mieux. Commercialisée en février2004 Pas de restylage Parc en circulation : 10 567 

medium_98141i_1_.jpgChez Volvo, lorsque l'on tient un design réussi, on n'hésite pas à le décliner sur tous les tons ! En témoigne cette S40, deuxième du nom, véritable S80 ou S60 en réduction. Lancée en février 2004, la berline S40, reçoit dès avril le soutien d'une variante break V50, à la poupe plus inspirée et personnelle, même si son volume de chargement déçoit.

La séduisante S40, d'une longueur de 4,46 m (soit 11 cm de moins qu'une S60), possède bien d'autres qualités. Adoptant la plate-forme du Ford Focus C-Max, elle procure un maximum de plaisir avec des prestations routières qui font un bond en avant. Prévenant et équilibré, le comportement routier participe à l'agrément de conduite. Dommage que la suspension arrière en altère un peu le confort. Il est vrai que la S40 joue la berline un brin sportive. C'est évidemment le cas avec la version T5 de 220 ch, présente dès le lancement.

A peine plus raisonnable, l'onctueux cinq cylindres à essence 2.4 de 170 ch, souple à l'usage, distille lui aussi un bon niveau de performances. Sa déclinaison à 140 ch ne démérite pas non plus et, plus surprenant, la version Diesel 2.0 D de 136 ch, mise au point par Ford - propriétaire de Volvo - soutient la comparaison. Grâce à la boîte à six rapports bien étagés, cette motorisation se montre dynamique, vive en accélération et plaisante à conduire. Outre un couple élevé à bas-régime et un silence de fonctionnement appréciable, elle se contente d'une consommation réduite (5,6 l/100 km). Ce 2.0 D est également disponible en 7 CV associé à une boîte à cinq rapports. Ce moteur demeure le plus diffusé en neuf (58,3 %, toutes versions confondues)... et donc en occasion !

Evidemment très recherché, il se négociera au prix fort. Un cran largement au-dessous, le 1.6D de 110 ch, issu de la collaboration entre Ford et PSA, a été lancé en décembre 2004. Un diesel convaincant à vide, assez réactif pour faire face aux différentes situations de conduite, mais qui perd de sa superbe en charge. Sur un relief prononcé, certains lui trouveront même une petite paresse. Constat identique pour l'entrée de gamme à essence 1.8 de 125 ch, qui privilégie la tranquillité d'esprit à la nervosité. L'ambiance sonore, un peu envahissante dès que le moteur est cravaché, finira de rebuter ceux qui recherchent du confort. En revanche, elle fera le bonheur des automobilistes en quête d'une berline flatteuse.

Valorisant. Voilà l'adjectif qui sied à merveille à l'environnement intérieur. Avec sa planche de bord épurée alliant esthétisme et bonne ergonomie, sa console centrale originale et sa bonne finition, l'habitacle attire les regards. L'équipement est très complet dès l'entrée de gamme Kinétic, puisque la climatisation, le lecteur CD ou les jantes en aluminium sont livrés en série.

Séduisante, sûre, bien finie, correctement équipée et bien motorisée, le duo S40/V50 friserait presque la perfection si seulement l'habitacle n'était pas aussi étriqué. A bord, les rangements sont limités, tant en nombre qu'en contenance. Un mauvais point pour un véhicule à vocation familiale. Si l'habitabilité est très correcte à l'avant, c'est moins le cas à l'arrière, surtout au niveau de la garde au toit sur la berline, suite à la courbure prononcée du pavillon. Au final, cette petite suédoise très attachante fait partie des familiales possédant un supplément d'âme, qui se paye encore au prix fort aujourd'hui...

Thomas RIAUD Photos de Denis MEUNIER

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VOLVO V70 D5 163 CH : classe à part

A la veille de sa mise à la retraite, courant 2007, le V70 reste un break de standing  

medium_105196i_1_.jpgComme c'est souvent le cas chez Volvo, le style du V70 est sobre et de bon goût. Un léger restylage en juin 2004 a renforcé son aspect raffiné. L'habitacle a été traité avec soin, les sièges sont confortables et la planche de bord a conservé toute son élégance. Côté break, le volume est convenable grâce à une soute carrée au plancher plat. Détail à ne pas négliger, le seuil de chargement est bas, ce qui est avantageux pour un break.

Equipé lors de son lancement, en avril 2000, d'un 2.5 TDi de 140 ch provenant de chez Audi, le break V70 a été doté en 2001 d'un superbe moteur maison développant 163 ch, à la sonorité rauque. Le D5 est d'une grande souplesse d'utilisation. Malgré un poids à vide de 1 500 kg, le modèle reste sobre : 6,6 l aux 100 km. C'est d'ailleurs cette motorisation qui, à près de 90 %, a emporté la majorité des ventes des 5 200 exemplaires en circulation. Pour les inconditionnels de l'essence, le 2.4 170 ch est sans doute préférable au « creux » 140 ch.

Côté finition, on s'orientera vers les versions Optimum ou Momentum, à l'équipement très complet : l'ABS, l'ESP, six airbags, les phares antibrouillard, la climatisation automatique, l'ordinateur de bord, la radio CD, les jantes en alliage, le capteur de pluie, le régulateur de vitesse... Ces versions sont fréquemment munies (en option) d'un GPS TV.

Les possesseurs de Volvo sont souvent de gros rouleurs : aussi n'est-il pas rare de trouver dans les petites annonces des véhicules fortement kilométrés. Ainsi a-t-on vu récemment une Optimum de 2001, affichant 150 000 km au compteur, vendue 13 900 €. En véhicule récent, les offres sont plus souvent « sous-kilométrées » : une Summum équipée d'un filtre à particules, d'une boîte de vitesse à six rapports et d'un toit ouvrant et qui affichait 9 mois et 14 000 km était proposée à 34 500 €, garantie incluse.
 
Nicolas Alexandre

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