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13.12.2006

Seat altea garder d'abord la ligne

Sportif dans l'âme, le monospace espagnol concilie un style dynamique et une bonne habitabilité. Si le dessin est convaincant, la modularité l'est moins...  

medium_98067i_1_.jpgPrototype présenté au Salon de Francfort de 2003, commercialisé en juin 2004, l'Altea annonce le nouveau style du constructeur espagnol. Un dessin inspiré, dû au crayon de Walter da Silva, ex-responsable du style Alfa Romeo et père, entre autres, de la 147.

La carrosserie un peu agressive dénote sur le marché des monospaces compacts où règne le classicisme. Mais, si l'Altea affiche un aspect fluide grâce à la magie de ses lignes enveloppantes, à son profil en coin et à ses contours bien nets, cela n'est pas sans conséquence sur la vie à bord. En effet, ce véhicule se révèle peu pratique à vivre si on le considère comme un modèle à vocation familiale. Plus proche d'une berline monocorps que d'un vrai monospace. On se prend à regretter le hayon monobloc - une lunette ouvrante n'aurait pas été superflue - ou encore le manque d'espaces de rangement. Et ce n'est pas l'abondance d'« armoirettes » qui permettront de caser l'ensemble de ses petites affaires !

Fonctionnalité. Malgré cela, le Seat offre une très bonne habitabilité, suffisante pour embarquer cinq adultes, et un coffre de grande capacité (409 litres). Un bon point qui a du mal à faire passer une modularité pour le moins basique, guère plus évoluée que celle proposée par un break... quand nombre de ses concurrents se vantent de pouvoir tout enlever. En effet, l'arrière ne propose qu'une banquette classique avec dossiers inclinables et rabattables en configuration 2/3-1/3. La manoeuvre s'opère en un tournemain, et l'on obtient un plancher rigoureusement plat. Conscient de ce manque de fonctionnalité, l'Altea offre depuis cette rentrée une banquette coulissante sur 14 cm, une astuce qui permet d'augmenter le volume du coffre à 510 litres ! C'est la seule évolution notable.

Disponible avec deux moteurs Diesel (1.9 TDI de 105 ch et 2.0 TDI de 140 ch) et deux à essence (1.6 de 102 ch et 2.0 FSI de 150 ch), l'Altea se décline en trois finitions. Dès la Préférence, l'entrée de gamme, l'équipement comprend l'essentiel, même si l'on peut déplorer l'absence de climatisation de série (voir encadré). La présentation, agréable, est un juste compromis entre finition soignée et prix convenable. La console centrale donne une impression d'espace que renforce un pare-brise panoramique. Dommage que l'épaisseur de ses montants - qui dissimulent les balais d'essuie-glace au repos - réduise la visibilité.

La planche de bord se révèle ergonomique, tout comme la position de conduite qui combine les réglages du volant et du siège. Si le conducteur est autant choyé, c'est parce que l'Altea privilégie le plaisir de la conduite. La tenue de route est exemplaire, même si l'amortissement reste un peu ferme pour qui recherche le confort...
 
Thomas RIAUD Photos de Denis MEUNIER

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