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21.12.2006

Suzuki Samurai : un tout-terrain très abordable

Pour 8 000 €, les véhicules 4 x 4 d'occasion ne sont pas légion sur le marché... Exception faite du ludique Suzuki Samurai. 

medium_74490i_1_.jpgSur le marché de l'occasion, les tout-terrain diesels vendus aux alentours de 8 000 € ne courent pas la campagne. En cette période automnale, la demande pour ce type de véhicules à petit budget devient plus intense avec l'arrivée des mauvais jours ou au moment de la chasse. Représentant, avec la Lada Niva, l'un des derniers tout-terrain à petit prix, l'inusable Samurai jouit d'une excellente réputation et reste très prisé.

De conception archaïque, le Suzuki n'a guère évolué depuis son lancement, en 1985. Son châssis à échelle, porté par deux essieux rigides, et sa suspension à lames de ressorts ne sont pas un modèle d'efficacité. A l'utilisation, le Samurai est inconfortable, sautille sur la moindre aspérité, et sa tenue de route reste aléatoire. Dès 1988, de nouvelles suspensions ainsi que l'élargissement des voies sont venus atténuer ces désagréments. Commercialisée dès l'été 1989, la version à empattement long ménage les lombaires de ses passagers, mais son gabarit supérieur la pénalise en franchissement.

Côté motorisation, les premiers Samurai devaient se contenter d'un petit moteur de 970 cm3 et 45 ch qui avait pour mérite de ne pas pousser l'engin au-delà de ses limites. Celui de 1 300 cm3 apporte un regain de vitalité avec ses 64 ch, sans toutefois transcender les performances. En 1994, la puissance grimpe à 69 ch avec l'adoption de l'injection monopoint. Cette motorisation sera éclipsée en 2001 par un nouveau bloc de 1,3 l et 80 ch, connu sous le capot du Jimny. Pour les amateurs d'escapades hors des sentiers battus, il manquait cependant toujours un Diesel. Leur voeu a été exhaussé en 1998, lorsque Santana implantera le 1,9 l TD d'origine PSA. Pour l'occasion, ce moteur a vu sa puissance passer de 75 ch à 64 ch, afin que la boîte de vitesses, reprise du modèle à essence, puisse encaisser le couple. Poussif et bruyant, il n'est vraiment convaincant qu'en tout-terrain, où le surcroît de couple à bas régime fait la différence. Ce bloc a cédé sa place en 2001 à un propulseur atmosphérique de 1,9 l et 62 ch Renault. De puissance identique, il assure un meilleur agrément de conduite grâce à sa souplesse.

Avec son gabarit de lilliputien, le Samurai est agile en ville, et son style de petite Jeep séduit une clientèle féminine. De part sa vocation originelle, il excelle toutefois sur des terrains plus périlleux. En tout-terrain, son poids plume, sa compacité et ses débattements lui permettent des figures de style dans des passages où bien d'autres engins bardés d'électronique n'iraient pas s'aventurer. Le Samurai ravit une clientèle campagnarde et permet aux néophytes de faire leur apprentissage à moindres frais.

A ce prix, il ne faut pas attendre une dotation en équipement pléthorique. L'ABS et les deux airbags sont aux abonnés absents. La direction assistée est le seul luxe que le Samurai s'est offert lors de son restylage en 1998. Cette opération de séduction s'est accompagnée d'une nouvelle planche de bord, d'une face avant redessinée et d'un habillage de la carrosserie en deux tons.
 
Grégory PELLETIER

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Suzuki Swift : elle gagne à être connue

Au-delà de ses allures de citadine sympa façon Mini, la Swift se révèle être une auto compétente, capable de s'aventurer hors des villes... et même de procurer du plaisir ! 

medium_103113i_1_.jpgSuzuki fait figure de nain en France, avec seulement 21 100 véhicules vendus en 2005. Reste que la part de marché du petit constructeur japonais n'a cessé d'augmenter depuis le milieu des années 90, notamment grâce au succès des 4 x 4, Vitara et Grand Vitara en tête. En effet, ce n'est pas l'ancienne Swift qui pouvait espérer doper les ventes de Suzuki : les origines de ce modèle antédiluvien remontaient à... 1985 !

Heureusement, la marque mit le paquet pour la remplacer. D'abord sur le plan du style, en oubliant les lignes anguleuses de l'ancienne génération, et en s'inspirant assez ouvertement de la nouvelle Mini. Petite, ronde, assez musclée, la Swift version 2005 joue clairement la séduction.

Un charme qui opère toujours une fois installé à bord. La présentation est sobre, les matériaux de bonne qualité et l'assemblage plutôt soigné. A l'image du style extérieur, plutôt dynamique, l'ambiance intérieure est un brin sportive, avec un volant à trois branches, un petit levier de vitesses et des sièges enveloppants. Côté équipement, la Swift n'oublie rien d'essentiel : pack électrique, ABS, radio CD, direction assistée et deux airbags sont en série dès la finition GL. Quant aux versions GLX, elles se dotent de la climatisation, de quatre airbags supplémentaires, des jantes en alliage ainsi que des phares antibrouillard. Mais la liste des options réduite à sa plus simple expression (climatisation sur la GL et peinture métallisée !) empêche de disposer de raffinements modernes, tels que l'allumage automatique des phares, la climatisation régulée ou, encore, le capteur de pluie.

Coffre limité.
La Swift se caractérise par un gabarit des plus compacts : 3,69 m de long seulement, quand une Citroën C3 mesure 3,85 m et qu'une Clio III culmine à 3,99 m ! Malgré cette dimension réduite, la petite Suzuki parvient à dégager une bonne habitabilité. Quatre adultes pourront occasionnellement prendre place à bord, même si l'espace aux genoux à l'arrière est plus adapté à des personnes de petite taille. En fait, c'est surtout le coffre qui fait les frais de ce gabarit : peu profond, il ne dégage que 213 litres sous tablette. Et comme la banquette ne coulisse pas, il faudra s'en contenter...

Côté motorisations, la Swift laisse le choix entre deux moteurs 1.3, l'un à essence, l'autre diesel. Le premier, conçu par Suzuki, développe 92 ch, ce qui permet à la Swift de parcourir le 0 à 100 km/h en 11 secondes. Mais il manque de souplesse à bas régime, ce qui impose de souvent rétrograder sur autoroute. Heureusement, il se montre plutôt sobre. Ce moteur est disponible avec une boîte robotisée à 5 rapports, peu diffusée sur le marché. Depuis mars, il est également livrable avec une transmission intégrale.

Diesel souple.
L'autre moteur est d'origine... italienne ! Il s'agit du 1.3 JTD 16V conçu par Fiat et hérité par le biais de l'éphémère alliance General Motors-Fiat (Suzuki étant détenu par le géant américain). Avec ses 70 ch et surtout son couple généreux (170 Nm à 2 000 tr/min), ce 1.3 DDiS brille par sa souplesse plus que par ses performances. Il se montre en outre très doux et bien insonorisé, grâce à sa rampe commune sophistiquée (jusqu'à 6 injections par cycle). Enfin, la boîte de vitesse offre une commande aussi précise que rapide. Le bilan est donc très favorable, même si la consommation n'est pas aussi faible que celles des rivales.

La Swift n'est pas seulement jolie et dotée d'un bon moteur diesel : elle se révèle en outre plaisante à conduire. Son châssis est bien équilibré, avec une rassurante tendance au sous-virage à la limite. La direction est assez précise, le train avant plutôt efficace. En un mot, on ne s'ennuie pas au volant de cette nippone !

La Swift est donc une bonne affaire, d'autant que sa réputation discrète et ses tarifs attractifs en neuf la rendent encore plus accessible en occasion. Mais il faudra d'abord en trouver : ses ventes limitées en concessions en font une petite rareté sur le marché de la seconde main.
 
Vincent Desmonts

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