12.12.2006
Coup de projecteur : Land Rover Freelander
Le constructeur britannique a imposé sa griffe sur le créneau porteur des 4 x 4 de loisirs. Après quatre ans de carrière, son Freelander s'offre en nombre sur le marché de l'occasion, à partir de 13 000 euros.
Fabriquant des engins capables d'affronter les pires difficultés, Land Rover a plongé dans le bain des 4 x 4 de loisirs en 1998. Baptisé Baby Range à sa sortie, le Freelander avait pour mission de chasser sur les terres des Toyota Rav 4 et autre Honda CR-V, des véhicules dont la clientèle se soucie plus de l'habitabilité et des aspects pratiques que de ses capacités de franchissement. A l'instar de ces véhicules, le Freelander est donc démuni de boîte de réduction. Mais, pour faire honneur à son sigle, ce petit Land Rover devait éviter le ridicule face au premier obstacle. Il y parvient grâce à l'aide de l'électronique, via un contrôle de motricité perfectionné (l'ETC) et d'un système de ralentissement de la vitesse en descente (HDC). Toutefois, les épreuves de franchissement pur et dur le font reculer suite à une garde au sol insuffisante.
Mais l'essentiel était surtout d'offrir au Freelander un agrément de conduite ne déroutant pas la clientèle issue des berlines. Land Rover s'est donc converti, pour l'occasion, et avec un résultat satisfaisant, aux quatre roues indépendantes et à la carrosserie autoporteuse. Ainsi, le Freelander présente un comportement serein et un bon confort de roulement.
Le Baby Range a rapidement fait le plein d'immatriculations. En France, dès 1999, il s'est hissé en tête de sa catégorie. Depuis, il subit la loi du Renault Scénic RX4 et du Toyota Rav 4 de dernière génération. Toutefois, depuis son lancement, quelque 19 000 modèles ont été commercialisés sur notre marché.
Ce vivier alimente le marché de l'occasion où le Freelander est prisé, en dépit d'une notoriété écornée par des soucis techniques auxquels Land Rover France ne s'est pas toujours montré attentif. Les tarifs pratiqués permettent son accès à partir de 13 000 E pour les versions de base à essence, de 15 000 E pour le diesel 2.0 Di, et de 21 000 E pour le Td4.
Dès 1998, le Freelander a reçu un Diesel. Avec 97 ch, ce 2.0 Di ne fait pas des étincelles, et il ne faut pas être exigeant en matière de discrétion. L'arrivée du quatre- cylindres Td4 d'origine BMW en 2000 fut une aubaine. Equipé d'une rampe d'injection commune, ce moteur de 2 l et 112 ch est bien plus alerte, il sait se faire discret sur route et il offre un bon rythme sur autoroute. Cette version Td4 est d'autant plus appréciable qu'elle a été commercialisée parallèlement à des améliorations techniques : berceau moteur renforcé, lois d'amortissement revues, freinage renforcé et direction plus ferme.
En essence, le moteur d'entrée de gamme est faible en cylindrée vu le gabarit. Néanmoins, le 1.8i de 120 ch est assez convaincant. Il autorise des accélérations vives et reste raisonnable en consommation. Il est moins à son aise pour des reprises vigoureuses. Pour cela, mieux vaut lui préférer le 2.5 V6 apparu à la fin de 2000, mais d'un coût d'usage élevé. Côté équipement, la version de base apparue en 1998 est à déconseiller vu sa pauvreté. La version XE ou encore les finitions SX et SE apparues à la fin de 2000 proposent une dotation plus en rapport avec le standing du véhicule (lire encadré).
Enfin, l'intérieur reflète bien l'esprit de la marque. On y retrouve de nombreux rangements, mais aussi cette finition pas vraiment soignée. L'habitacle se rattrape en offrant un espace vaste et lumineux. L'accès au coffre est gêné par la porte latérale encombrante et lourde à manipuler.
Bertrand BELLOIS
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15:35 Publié dans Land Rover | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Rover, Land Rover, Freelander, 4x4, occasions, argus, côte






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