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10.01.2007
Peugeot 407 coupé : plus bourgeois que sportif
La robe « haute couture » du Coupé 407 pourrait être son seul atout. Pourtant, cet ambassadeur du savoir rouler « à la française » est aussi agréable à conduire.A partir de 19 500 € 2.2 16 V Sport- Date de sortie : novembre 2005 - Pas de restylage
Le félin Coupé 407 s'inscrit dans la tradition Peugeot, consistant à développer sur la base d'une berline classique un coupé ou un cabriolet. Après les 504 et 406 Coupé, griffés Pininfarina, la 407 Coupé ose un dessin de carnassier, imaginé, cette fois, en interne par le bureau de style. Certains regretteront la lourdeur stylistique de l'ensemble, visible au niveau du long porte-à-faux avant, tandis que d'autres applaudiront devant ce faciès fort en gueule. Quoi qu'il en soit, le Coupé 407 possède une personnalité ne laissant personne indifférent. Dommage que cette identité ne se retrouve pas plus à l'intérieur, puisque ce coupé 2 + 2 hérite tout bonnement de la planche de bord de la berline. Si elle fait bonne impression sur cette dernière, on pouvait attendre mieux d'un coupé cossu, surtout face à la concurrence allemande. L'ensemble manque de créativité et quelques détails choquent.
Face à la concurrence allemande. Au lieu d'accueillir des commandes, l'imposant volant cache les modules déportés de l'autoradio et du régulateur de vitesse. Une ergonomie discutable jusqu'aux interrupteurs des vitres électriques, situés trop en arrière. Aux places arrière, le tableau n'est pas non plus des plus satisfaisants. En contrepartie d'une bonne largeur aux coudes, la garde au toit est moyenne, de même que l'espace aux genoux et aux pieds. La surface vitrée est réduite, l'ambiance manque de luminosité. Toutefois, les passagers s'accorderont sur le confort, de premier choix. Sur autoroute, la mécanique est inaudible, les bruits de roulement et aérodynamiques jouent en sourdine, le voyage s'annonce feutré. Pour le voyage, ce coupé ose enfin un diesel de haut de gamme, un V6 2.7 biturbo de 204 ch, fruit de la collaboration entre Ford et PSA. Une bonne mesure, certes, mais, pour un moteur de dernière génération devant faire face aux références allemandes, on aurait souhaité mieux. Plus dynamique que sportif, ce HDi (qui reste le plus diffusé), distille surtout un très bon agrément de conduite.
Performances suffisantes. Onctuosité et silence de fonctionnement caractérisent cette motorisation. Des qualificatifs convenant aussi au V6 essence. Sans être sportif, ce bloc marginal offre des performances suffisantes en regard de la répression actuelle, d'autant qu'elles sont sublimées par une discrétion remarquable et beaucoup de générosité à haut régime. Face à ces deux forces tranquilles, le petit bloc 2.2 16V, accessible à partir de 25 000 € en occasion, fait figure de félin endormi ! Souple à faible allure, ce moteur, étouffé par un poids conséquent, affiche des montées en régime laborieuses dès que l'on accélère le rythme. C'est dommage parce que son comportement agile et confortable fait honneur à la réputation de la marque. Au final, le coupé 407, plus bourgeois que sportif, délaisse le côté « prêt à porter » de l'ancêtre 406 au profit d'un registre plus luxueux. De quoi permettre à cette GT de monter en gamme... et en prix !
Ainsi, un Coupé doté du V6 HDi, flirtant avec les 20 000 km, se déniche à pas moins de 31 000 €. Et en finition Griffe, le tarif dépasse les 35 000 €. De quoi regretter le bon vieux Coupé 406 !
Thomas RIAUD
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16:32 Publié dans Peugeot | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Peugeot, 407, Coupé 407, côte, argus, occasions
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Commentaires
qu'il est intéresssant de lire ton blog ! :)
Ecrit par : sportif | 08.01.2008






Avez-vous déjà remarqué, sur la chaussée, ces étranges lignes blanches peintes par on ne sait quel artiste ? Oui ? Dans ce cas, vous êtes bien les seuls !
Le débat participatif est à la mode ! Et, loin des discours d'experts, les gens ressentent également le besoin de s'exprimer sur les sujets qui leur tiennent à coeur. Dans le domaine de la voiture, L'argus souhaite apporter sa contribution à cette "réappropriation" de la parole...