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20.12.2006
Mazda 6
Oubliée la vieillotte 626 ! Avec la 6, Mazda a fait un retour remarqué sur le marché des berlines familiales. Un succès décliné en berlines à 4 et à 5 portes, mais aussi en break. Date de sortie : septembre 2002 Restylage : non effectué Parc en circulation : 8 500
Qui se souvient de la berline 626 ? Pas grand-monde. En revanche, la Mazda 6, plutôt sexy et un tantinet sportive, laissera des traces, surtout sur un marché habituellement classique, celui des berlines familiales.
Lancée en juin 2002 (pour les carrosseries à 4 et à 5 portes), la Mazda 6 a marqué le retour du constructeur japonais au plus haut niveau. Preuve en est avec ce modèle plutôt élégant, bourré de qualités et qui a tout pour devenir un bel outsider sur le marché du neuf... mais surtout en occasion !
C'est d'autant plus vrai que, contrairement à certains « poids lourds » du marché, Mazda ne bénéficie pas encore d'une notoriété en béton. Du coup, à prestations similaires, les tarifs affichés sur le marché de la seconde main sont généralement plus bas que ceux de ses concurrentes européennes, permettant ainsi de réaliser de belles affaires !
Style inspiré. D'influence latine, le design très réussi de la 6 n'est pas sans rappeler celui d'une belle italienne, l'Alfa Romeo 156. Mais elle a aussi de faux airs de Lexus IS 200, en particulier au niveau des feux cristallins. Autant dire que les stylistes ont eu de bonnes sources d'inspiration !
D'une longueur totale de 4,68 m, la Mazda 6 compte parmi les plus grands modèles de sa catégorie - avec la Ford Mondeo et la Citroën C5 -, et prouve avec brio que style sportif et vocation familiale ne sont pas incompatibles. En effet, l'habitacle est très spacieux, à l'avant comme à l'arrière, et le coffre de 492 l (505 l sur le break Fast Wagon) suffit largement pour emporter tous ses bagages. Pour ne rien gâcher, la finition, sans être exceptionnelle, s'avère très satisfaisante. L'ergonomie est globalement bien pensée et l'équipement, dès la finition de base Harmonie, est plutôt généreux (lire l'encadré).
Châssis rigoureux. Mais c'est la finition intermédiaire Elegance qui se révèle la plus homogène avec, entre autres, la climatisation automatique et le régulateur de vitesse. La finition de haut de gamme Performance joue, quant à elle, la carte du luxe, tendance high-tech, avec la sellerie en cuir et le GPS en couleur. Les seules options - paramètres pouvant légèrement augmenter la facture en occasion - sont la peinture métallisée (400 €) et le toit ouvrant électrique (750 €).
Sur le plan du comportement routier, la Mazda 6, là encore, étonne, dans le bon sens du terme. Le châssis et les trains roulants rigoureux, ainsi que la direction, très précise et incisive, participent grandement au plaisir de conduite. Seul l'amortissement, un rien trop ferme, altère légèrement le confort.
Au moment de son commercialisation, la 6 ne disposait que de trois motorisations à essence : un bloc 1,8 l de 120 ch assez plaisant, un onctueux 2 l de 141 ch (le seul disponible avec une boîte automatique à quatre rapports) et un performant 2,3 l de 166 ch.
Diesels performants. Mais le morceau de choix est à mettre au crédit des deux moteurs Diesel, apparus dès le mois de septembre 2002. Ces blocs, sobres et performants (mais bruyants au ralenti et à faible allure) prennent pour base un 2 l (2.0 MZR-CD) décliné en deux puissances : 120 ch (7 CV) et 136 ch (8 CV).
Si le couple (un peu faible à bas régime) est identique sur les deux versions (310 Nm à 2 000 tr/min), ce n'est pas le cas des performances, légèrement meilleures sur le modèle de 136 ch (passage de 0 à 100 km/h en 10,6 secondes contre 11 secondes sur la 120 ch). En dépit de cet appréciable gain de vitalité, la 136 ch ne consomme pas plus que la 120 ch (consommation moyenne de 6,5 l aux 100 km dans les deux cas). Bien sûr, c'est cette version qui est la plus recherchée en occasion (45 % des ventes en neuf).
Moins prisée que les Renault Laguna et autres Peugeot 406 (et maintenant la 407), la Mazda 6 possède de solides arguments pour convaincre. Seul son manque d'image pourra ternir le tableau. Mais, en occasion, ce critère se transforme pour l'acheteur en un bel atout. Alors, profitez-en !
Thomas RIAUD
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16:44 Publié dans Mazda | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Mazda, Mazda 6, occasions, argus







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