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13.12.2006

Audi A4 II : l'image en prime

Sur le marché, l'A4 de deuxième génération se pose comme le modèle à suivre, tant elle impressionne par sa qualité de finition. Surtout depuis l'apparition de la phase II.  

medium_100033i_1_.jpgCommercialisée en janvier 2001, l'Audi A4 de seconde génération a subi un profond restylage en novembre 2004. Outre un dessin plus latin, grâce à une calandre volontaire et des optiques effilées, elle se distingue par l'adoption de trains roulants revus et corrigés. De quoi se racheter une conduite, même si, en termes de tenue de route, elle reste dominée par les berlines françaises (Renault Laguna, Peugeot 407 et Citroën C5), références en la matière.

Espace compté
Mais là où l'Audi A4 conserve une longueur d'avance, c'est dans le domaine de la qualité de fabrication, vraiment irréprochable. Choix des matériaux, précision des assemblages et absence de bruits parasites sont au rendez-vous. Une belle présentation qui fera partiellement oublier une habitabilité restreinte. En effet, bien qu'appartenant à la catégorie des familiales, l'A4 n'est pas la reine de l'espace à bord. Si les passagers prendront leurs aises à l'avant, l'habitabilité arrière est tout juste dans la moyenne. Même le coffre ne brille pas avec sa capacité de 460 litres, correcte mais sans plus. Et n'allez pas croire que le break Avant, plus charmeur que déménageur, vienne corriger cette lacune ! Malgré sa forme « carrée » étudiée pour faciliter la charge, sa contenance est la même que celui de la berline.

Bien sûr, on peut profiter de la modularité, mais seuls un dossier de banquette rabattable 2/3-1/3, un enrouleur de cache-bagages qui gêne le chargement et un plancher de coffre inégal s'offrent au déménageur occasionnel. Avec une capacité maximum de 1 184 litres, pas de quoi pavoiser... Même désinvolture pour les rangements, absents aux places arrière ! Heureusement, le riche niveau d'équipement, et ce dès l'entrée de gamme (voir encadré), participe au bien-être à bord.

Souveraine
Sur route, la version restylée peine à mettre en évidence les changements effectués sur ses trains roulants. Mais, à l'image de la première mouture apparue en janvier 2001, elle reste souveraine et affiche même une certaine agilité tant que la chaussée est plane. Mais il suffit que le bitume fasse des caprices pour que la situation se dégrade rapidement. La suspension devient inconfortable, et les mouvements de caisse sont moins ordonnés. Rien de rédhibitoire, mais quand on veut s'ériger en référence, aucun aspect ne doit être négligé. C'est dommage car, hormis les entrées de gamme, la majorité des moteurs proposés sont enthousiasmants.

Ainsi, le bloc 2.0 TDI de 140 ch, qui est apparu parallèlement au restylage, possède de solides arguments pour convaincre. S'il laisse remonter quelques vibrations dans le pédalier et le levier de vitesse, il se montre très à l'aise dans le domaine des performances. Ce moteur progresse d'ailleurs sensiblement par rapport au 1.9 TDI de 130 ch qu'il a remplacé, et son brio sur la route achèvera de convaincre les plus exigeants.

Reste l'excellent 3.0 V6 TDI (affichant 21 ch de moins que sur l'A6), qui possède assez de fougue pour propulser aisément à des vitesses totalement prohibées cette version de plus de 1,6 tonne. Elle est cependant très sécurisante, mais met en danger le permis de qui la conduit tant les sensations de vitesse sont gommées.

Supplément d'âme
Plus raisonnable, et plus accessible en occasion, le 1.8 turbo de 163 ch n'est pas à négliger. Capable d'emmener la voiture à 200 km/h, et affichant une consommation moyenne inférieure à 9 l aux 100 km, ce bloc à essence, plus enclin à tutoyer les hauts régimes, apporte un supplément d'âme à qui la conduit. Et si vous souhaitez quelque chose de plus cossu et performant, le 2.0 TFSI de 200 ch révèle une belle générosité avec un couple maximal de 280 Nm dès 1 800 tr/min et 233 km/h en pointe !

Au final, si l'A4 reste chère en occasion, l'arrivée de versions restylées a eu le mérite de faire chuter sensiblement la cote des moutures précédentes.
 
Thomas RIAUD

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