" juste en dessous de la balise " HYUNDAI TUCSON L'opportuniste : Occasions
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12.12.2006

HYUNDAI TUCSON L'opportuniste

Après le succès du Santa Fe, le constructeur coréen aurait pu se reposer sur ses lauriers. Mais, vu l'engouement pour les véhicules de loisirs il a imaginé le le Tucson, plus abordable que son aîné. Commercialisé en septembre 2004 Pas de rappel Parc en circulation : 4 423 

medium_97467i_1_.jpgEn proposant le gros 4 x 4 Terracan et le SUV Santa Fe (bientôt remplacé), Hyundai avait déjà de quoi satisfaire les amateurs d'évasion. Mais histoire de ratisser encore plus large, le constructeur coréen, un brin opportuniste, a lancé en septembre 2004 un véhicule de loisirs plus abordable : le Tucson. Ce modèle, offrant une longueur de 4, 32 m (contre 4,50 pour le Santa Fe) se veut un séduisant ticket d'entrée dans le monde du tout terrain, destiné à contrer l'insolente suprématie du Toyota RAV4.

En misant sur une vocation urbaine, il devait drainer une clientèle jeune et féminine, laissant la charge au Santa Fe de conquérir les familles. Outre un style moins tourmenté et plus consensuel que ce dernier, mais assez séduisant, le Tucson avance d'autres arguments, comme une bonne habitabilité et une modularité soignée. En effet, grâce à un empattement assez long pour la catégorie, le constructeur a mis l'accent sur la vie à bord, en proposant des sièges bien dessinés qui ménagent le dos sur de longues distances. Si les passagers avant seront un peu gênés par l'encombrante console centrale, les occupants de la banquette arrière seront, eux, tout à fait à leur aise. Et si le coréen se contente d'une banquette rabattable classique, elle s'avère néanmoins ingénieuse puisqu'elle se replie d'un seul mouvement, l'assise s'escamotant pour dégager un plancher plat et un long espace de chargement.

Suite à sa relative compacité, ce tout-terrain a du coup sacrifié son coffre, haut perché, et d'une une capacité décevante de 325 litres. Ce qui l'éloigne encore un peu plus des familles. Toutefois, l'accès en est facilité par la lunette qui s'ouvre indépendamment du hayon.

Séducteur avant tout. Autre bon point, l'équipement de série s'avère très complet (voir encadré), puisque la dotation de base inclut même la sellerie en cuir (sur les versions à quatre roues motrices, et non sur la 4 x 2). En effet, en dépit de son allure de baroudeur, le Tucson est avant tout un frimeur, misant plus sur son potentiel de séduction que sur ses capacités en hors-piste. Pourtant, il en possède les aptitudes, étant doté d' une garde au sol de 19,5 cm, même si sa transmission intégrale donne priorité aux roues avant, grâce à un différentiel qui envoie en temps normal 99 % du couple sur l'essieu avant.

Pour gagner en motricité, un bouton, situé sur le tableau de bord, permet de bloquer ce dispositif sur une répartition 50/50. Mais, qu'importe, car il y a fort à parier que ce véhicule, comme bon nombre de ses concurrents, se cantonne au bitume, domaine où il excelle.

Bien que plus confortable que ses adversaires, grâce à une suspension moelleuse à souhait, il sait se tenir sur route. Son comportement est sain et rassurant, au-delà de tout soupçon, même s'il se trouve défavorisé par une monte pneumatique Hankook, peu efficace sous la pluie.

Doux à l'usage. Côté motorisation, le Hyundai ne peut compter, à ce jour, que sur un 2.0 CRDi de 112 ch (la version de 125 ch étant réservée au Santa Fe), assez sobre, mais trop juste pour déplacer ses 1 700 kg. Cela se traduit par un manque de tonicité, qui le met un peu à la peine sur les rampes autoroutières. Plus ennuyeux encore est sa boîte manuelle à cinq rapports, dotée d'une commande caoutchouteuse et imprécise. Un vrai problème qui n'a pas trompé les acheteurs, puisque 54 % d'entre eux se sont tournés vers la transmission automatique. Si cette dernière n'est pas un modèle de réactivité, elle se montre douce à l'usage, tout en évitant de fastidieux changements de rapports.

Le Tucson est loin d'être la référence de la catégorie, mais son prix vient mettre tout le monde d'accord. Affiché en neuf à 5 000 € de moins que la référence Toyota RAV4 pourtant proche en prestations, le Hyundai, pénalisé par une image de marque plus faible, décote rapidement, dans des proportions significatives. Du coup, en occasion, il représente une belle affaire...

Thomas RIAUD Photos de Denis Meunier

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Commentaires

Bonjour a vous tous,
Je suis bien d'accord avec le contenue de cet article sur la Tucson. Moi je suis technicien depuis 20 ans chez Hyundai et on a vraiment pas de problemes récurant sur la Tucson depuis 2005.

Bravo pour votre excellent site, bien documenté.

Raymond Fournier.

Ecrit par : Raymond Fournier | 14.01.2007

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