« Toyota KZJ 73 : coup de projecteur | Page d'accueil | Coup de projecteur sur la Toyota Yaris »
11.12.2006
COUP DE PROJECTEUR : toyota RAV 4
PARC EN CIRCULATION : 28 300 Véritable phénomène sur le marché du 4 x 4 , le RAV 4 a vu ses ventes exploser avec l'arrivée de sa deuxième génération il y a près de trois ans. Un succès qui se répercute en occasion.
Sur les acquis de la première génération du modèle (lire l'encadré en page de droite), le RAV 4 de deuxième génération s'est présenté à l'été 2000 sous une robe modernisée, avec un nouveau moteur et un intérieur entièrement revu. Sa structure monocoque à quatre roues indépendantes offre toujours un comportement routier proche de celui d'une berline, répondant ainsi à la demande première de ses utilisateurs. Sa transmission intégrale permanente, ses gros pneus et sa garde au sol lui autorisent des escapades en tout-chemin et le positionnent au coeur du secteur des 4 x 4 de loisirs.
Cette deuxième génération réalise un véritable raz-de-marée sur notre marché. Avec près de 15 000 ventes en 2002, il a doublé ses scores de 2001 qui, eux-mêmes, avaient été multipliés par deux par rapport à celles de 2000 ! Ce Toyota brille donc en tête des ventes de 4 x 4 et, dans la catégorie loisirs, il laisse ses concurrents directs à bonne distance. L'an passé, à lui seul, il a conquis autant de clients que les Nissan X-Trail, Hyundai Sante Fe et Renault Scénic RX4 réunis ! Et ce n'est pas près de s'arrêter puisque le Toyota poursuit sur sa lancée en affichant une croissance à deux chiffres depuis le début de l'année.
Le RAV 4 doit cette ascension à l'arrivée d'un Diesel sous son capot à l'été 2001, un moteur dont la première génération avait été privée. Ce 2 l D4-D à injection directe par rampe commune développe 116 ch. Il épaule le quatre-cylindres à essence de 2 l et 150 ch en proposant des performances certes inférieures sur le papier, mais en distillant un agrément de conduite supérieur en certaines circonstances. Ainsi, aux reprises parfois laborieuses du bloc à essence, le D4-D oppose des relances consistantes grâce à son couple constant de 250 Nm entre 1 800 et 3 000 tr/min.
A l'usage, on constate une différence de consommation de près de deux litres tous les cent kilomètres en faveur du Diesel, ce qui explique sans doute pourquoi près de 80 % des clients se dirigent vers le D4-D. Néanmoins, si ce dernier est sobre et performant, il ne se départit pas d'une sonorité Diesel très marquée dans les accélérations et claque beaucoup à froid. En comparaison, le 2 l à essence VVT-I est une vraie douceur qui fera sûrement réfléchir les conducteurs réalisant des kilométrages moyens annuels raisonnables. D'autant qu'en occasion, le modèle Diesel affiche une certaine surcote et des prix d'accès supérieurs en raison d'une antériorité moindre. En effet, la version à essence est accessible aux alentours de 18 000 € pour des modèles de 2000, alors que le D4-D réclame un budget de l'ordre de 21 000 € pour disposer d'un échantillon assez large de modèles de 2001 et 2002.
Du côté de l'équipement, Toyota France a eu la bonne idée de faire simple en ne proposant qu'un seul niveau de finition. Baptisé VX, celui-ci regroupe l'essentiel de ce que l'on peut attendre d'un tel véhicule : ABS, double airbag, climatisation manuelle, radio CD, fermeture des portes à distance (lire l'encadré ci-dessous)...
Les offres d'occasion concernent aussi bien les carrosseries à trois qu'à cinq portes. Pour chacune de ces carrosseries, le RAV 4 réserve un traitement personnalisé. Court (3,85 m) et râblé, la version à trois portes s'adresse à une clientèle urbaine et se montre surtout dans les quartiers branchés des grandes villes. Avec 4,24 m (soit 39 cm de plus), le modèle à cinq portes fait le bonheur des familles qui n'ont pas été séduites par les monospaces compacts et qui souhaitent rouler différent dans un véhicule où le côté pratique l'emporte. Sans parler de l'accès plus aisé aux places arrière, la version à cinq portes réserve un meilleur accueil aux bagages (400 litres sous tablette) que le modèle à trois portes dont le coffre s'avère ridicule (150 litres).
Pour attirer dans ses filets la clientèle des monospaces compacts, le RAV 4 a soigné la modularité de son espace arrière. La banquette est en fait composée de deux sièges coulissants, déposables et inclinables. Si la modularité est intéressante, le poids et l'encombrement des sièges rendent les manoeuvres de dépose assez ardues. Autre grief, le choix d'une porte arrière plutôt qu'un hayon (roue de secours apparente oblige !) limite l'accès au coffre lorsqu'un véhicule est garé derrière.
En faisant le choix de ce séduisant 4 x 4 de loisirs, la clientèle s'offre l'accès à un mode de transport en vogue. Si elle se soucie peu des capacités de tout-terrain de l'engin, elle apprécie de pouvoir prendre de la hauteur. Toutefois, au-delà du phénomène de mode, le RAV 4 propose de rééls arguments. Plaisant à conduire avec sa direction franche, ses suspensions bien tenues et son bon confort de roulement, il offre une habitabilité appréciable dans sa partie arrière. Son style flatteur, sa mécanique volontaire et son accès à bord aisé constituent également d'indéniables atouts.
Mais le RAV 4 doit composer avec quelques griefs. Ainsi, les plastiques intérieurs ne flattent guère l'oeil, ils se rayent facilement et leur assemblage n'est pas toujours précis. Signalons aussi qu'à ce niveau de prix, on peut accéder à des breaks modernes (pour les familles) à l'équipement de sécurité supérieur. Le Toyota ne peut recevoir ni antidérapage ESP, ni airbags latéraux. Enfin, le coût de l'entretien s'avère un peu plus onéreux. Pour se rattraper, le RAV 4 avance une garantie de 3 ans (limitée à 100 000 km) cessible d'un propriétaire à l'autre. Ainsi, l'acquisition d'un modèle âgé de deux ans permet encore de bénéficier d'une solide garantie constructeur durant un an.
Bertrand BELLOIS
Voir l'article complet de L'argus
16:43 Publié dans Toyota | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Toyota, RAV 4, occasions, argus, côte, auto







Les "nouveaux motards", tout le monde en parle, personne ne les connaît vraiment. Argus TV mène l'enquête !
Le débat participatif est à la mode ! Et, loin des discours d'experts, les gens ressentent également le besoin de s'exprimer sur les sujets qui leur tiennent à coeur. Dans le domaine de la voiture, L'argus souhaite apporter sa contribution à cette "réappropriation" de la parole...